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CHIRURGIE PLASTIQUE ET ESTHÉTIQUE

Hypertrophie des petites lèvres

L’hypertrophie des petites lèvres désigne des petites lèvres vulvaires dont le volume ou la longueur sont jugés importants dans un contexte clinique donné. Il n’existe pas de dimension unique définissant une vulve normale. Les petites lèvres peuvent dépasser les grandes lèvres, être asymétriques ou présenter des contours irréguliers sans constituer une maladie. Leur aspect varie naturellement selon les personnes et au cours de la vie.

La consultation peut être motivée par une gêne lors du sport, des frottements dans les vêtements, une sensation de tiraillement ou un inconfort intime. Une préoccupation esthétique peut également être exprimée. Cependant, une douleur, une irritation ou un gonflement ne sont pas toujours dus à la taille des lèvres. Une affection dermatologique, une inflammation ou une autre cause doit être recherchée avant d’attribuer les symptômes à une simple variation anatomique.

L’évaluation se déroule dans le respect de l’intimité et de la demande de la patiente. Elle examine la localisation de la gêne, la souplesse des tissus, l’asymétrie et les attentes. Une information sur la diversité anatomique peut suffire lorsque l’inquiétude repose surtout sur une comparaison avec des images standardisées. L’absence de gêne ne justifie pas une correction systématique. Chez les personnes encore en développement, la réflexion nécessite une prudence particulière.

Lorsqu’une intervention est retenue, la nymphoplastie consiste à réduire une partie des tissus en préservant autant que possible leur fonction, leur sensibilité et un contour harmonieux. Plusieurs techniques existent. Le choix dépend de l’anatomie et de la zone à corriger. L’objectif ne devrait pas être de supprimer entièrement les petites lèvres ni d’imposer une symétrie artificielle.

Les risques incluent notamment un saignement, une désunion de suture, une cicatrice douloureuse, une modification de sensibilité ou un résultat asymétrique. Une réduction excessive peut entraîner des troubles difficiles à corriger. La reprise des activités et des rapports est guidée par la cicatrisation et les consignes opératoires. La décision doit être libre, informée et fondée sur une gêne personnelle réelle, sans pression extérieure ni promesse d’amélioration automatique de la sexualité.

Références scientifiques

Publications et références 

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