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Chirurgie esthétique : quand et pourquoi un médecin doit - il dire non ?
- Rédaction faite par le Dr. Franck Benhamou
- Date de publication le 16 mai 2026
- Date de mise à jour le 21 mai 2026
«Je refuse d’opérer 50% des patientes. Soit c’est une mauvaise indication, soit c’est une demande irréaliste. Il faut bien comprendre… patientes en visio, en consultation, elles vont m’expliquer leurs problématiques. C’est est-ce que, chirurgicalement, capable d’apporter une réponse à leur demande ? Première chose. La deuxième chose, c’est leur demande est… Si vous coïncidez les deux, vous vous rendez compte sur 100 patientes, il y en a 50 à qui je peux proposer une intervention. Pour les 50% autres, que ce sont des demandes irréalistes, ou alors, techniquement, ce n’est… la patiente qui me [demande] prothèses de 800 cc. Non, prothèses de 300, 400. Si elle veut poser 800, techniquement [c’est possible], mais je ne veux pas parce que ce sera que des problèmes. [Elles] viennent me voir…»
Introduction
La chirurgie esthétique fait rêver, mais saviez-vous que les meilleurs praticiens sont souvent ceux qui savent dire non ? Dans une vidéo devenue virale, un chirurgien esthétique confie qu’il refuse d’opérer 50 % des patientes qui le consultent. Une statistique surprenante qui cache une réalité médicale essentielle : la protection de la santé des patients face à des attentes parfois déconnectées de la réalité.
Les deux raisons principales d’un refus médical
Selon ce spécialiste, un refus se résume généralement à deux facteurs clés :
- Une mauvaise indication médicale : L’intervention demandée n’est pas adaptée à la morphologie ou à la santé de la patiente.
- Une demande irréaliste : Le résultat souhaité est impossible à atteindre chirurgicalement.
Chaque consultation (qu’elle soit physique ou en visio) sert à analyser la faisabilité technique de l’opération par rapport aux attentes de la patiente. Si les deux critères ne coïncident pas, le médecin n’opère pas.
L’effet « Filtres Instagram » et les demandes disproportionnées
Le chirurgien prend deux exemples très concrets pour illustrer son quotidien :
- Le piège des filtres : De plus en plus de femmes viennent en consultation avec des photos d’elles modifiées par des filtres de réseaux sociaux. Le message du médecin est clair : « La chirurgie n’est pas un filtre ». La peau et les tissus humains ont des limites physiques que le scalpel ne peut pas dépasser.
- La course aux volumes (L’exemple des prothèses 800 cc) : Lorsqu’une patiente réclame des implants mammaires de 800 cc alors qu’une taille de 300 ou 400 cc serait scientifiquement raisonnable, le chirurgien refuse. Même si l’opération est techniquement réalisable, elle engendre des complications à long terme (douleurs de dos, nécrose des tissus, vergetures).
Conclusion
Un bon chirurgien esthétique n’est pas là pour valider tous les désirs, mais pour guider, conseiller et surtout protéger. En fin de compte, refuser une opération n’est pas un manque de professionnalisme, c’est au contraire la preuve d’une éthique médicale irréprochable.
Pour en savoir plus
- En savoir plus dans l’article sur les études pour devenir un chirurgien esthétique.
- En savoir plus sur les articles du presse.
- En savoir plus sur les articles du Docteur Franck Benhamou.
- En savoir plus sur les témoignages.
- En savoir plus sur le Docteur Franck Benhamou.
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